Achat compulsif
Il existe des livres qui sont achetés sans qu'on regarde leur contenu. Personnellement, j'ai quelques auteurs que j'acquière les yeux fermés (je vous fait grâce de la liste en question : j'en suis au stade ou je mange les livres vu ma consommation astronomique ^^). Ce sont des trésors que l'on attend avec impatience et qu'on lit avec des soupirs d'aise, dans un canapé moelleux, le téléphone coupé et sans enfant qui nous demande à manger/sortir/regarder la télé/jouer autour de nous.
Je dois avouer que le livre de Sophie Arzalier, alias Cristalline, est entré dans cette catégorie. Ne manquais plus qu'un bon feu de cheminée et c'était le pied total.
Lorsque j'ai appris qu'elle sortait un autre ouvrage, version poche, ni une ni deux, j'ai couru ventre à terre pour en savoir plus !
Nous connaissons tous ton livre "Les bijoux en pâte polymère" (honte à ceux qui ne savent pas de quoi je parle ! ;-p). Quel a été ton ressenti lors de sa sortie et celui que tu as aujourd'hui ?
Je me rends compte, via les messages postés sur mon blog ou qui me sont directement adressés par mail, que mon livre paru en 2009 est encore une découverte pour certaines. Des personnes qui se découvrent une passion naissante pour la pâte polymère, il y en a encore aujourd’hui et je suis ravie qu’elles se tournent vers mon ouvrage pour apprendre un certain nombre de bases. D’ailleurs, peut être que l’une d’entre elle se reconnaîtra en lisant ces lignes ;-).
Lors de sa sortie en mai 2009, le 20 pour être exacte ;-), j’étais totalement euphorique ! Et stressée aussi à la pensée qu’il pourrait ne pas plaire … Ca a duré un moment, et puis ça a finit par passer, heureusement pour mon entourage ;-))) !
T'attendais-tu à un tel succès ? J'imagine que tu dois être très fière !
C’est vrai qu’il marche bien dans sa catégorie et qu’il est plutôt apprécié des polyméristes débutantes ou avec un niveau intermédiaire. Son point fort est justement qu’il fait le tour des principales techniques à exploiter avec la pâte : cannes, effets de matières, mokumé gané, mica shift, transfert … et qu’il est plutôt pédagogique dans le sens ou on peut apprendre plein de petites choses sans pour autant se lancer dans la copie intégrale du projet présenté. Après, on peut très bien ne pas aimer le style des modèles que je propose mais c’est une autre histoire ;-). Il m’arrive de croiser des polyméristes qui ont fait leurs classes avec ce livre et je suis toujours très heureuse d’apprendre qu’il leur a été utile, et qu’il peut l’être encore !
Question succès, je ne m’attendais à rien … Dans la construction de ce projet, tout n’a été que surprise ! Quand j’ai écrit les premières lignes, c’était d’abord pour moi : je ne faisais de la polymère que depuis un an et je voulais y voir plus clair au milieu de toutes ces techniques étranges. Au bout d’un an d’écriture, je me suis alors dit que ça pouvait devenir un livre et je suis partie à la recherche de l’éditeur « de mes rêves » : celui qui publierait le projet tel qu’il avait été écrit ;-). J’ai fini par le trouver et « Tout sur les bijoux en pâte polymère » s’est retrouvé sur les rayonnages des boutiques alors que je fêtais mes « 3 ans de pâtouille ». A ce stade, j’étais déjà aux anges ;-)))) Après, il a aussi été traduit en Néerlandais et en anglais ! Là encore, une joie énorme !
Evidemment, je suis ravie qu’il plaise toujours, quelque soit la langue, et que les commentaires qui me reviennent soient le plus souvent si positifs.
La fierté était vraiment ce que je ressentais au début, une fierté euphorique ;-) maintenant, ce sentiment est plus diffus. C’est difficile à expliquer. En tout cas, cette aventure restera pour moi un évènement très fort !
Un autre livre à ton nom est sorti le 18 avril. Comporte-t-il tout ce que tu n'as pas pu mettre dans le premier opus ?
« Tout sur les bijoux en pâte polymère » laisse place à « Bijoux en pâte polymère » mais il n’y a pas de nouveau projet dans cet ouvrage. C’est une version poche éditée par Larousse dans la collection « les mini Larousse ». Comme son nom l’indique, est tout petit et présente une sélection des projets de son grand frère. La chose intéressante dans tout ça c’est que le prix est mini aussi et que ça peut faire un joli cadeau à offrir pour convertir des copines à la pratique de la pâte polymère ;-) : le livre + 2 pains de pâte = le prix d’un paquet de cigarettes … Si on a adoré le premier, on peut aussi se l’offrir pour le garder dans sa poche ou dans son sac à main en permanence ; on peut même dormir avec si on veut ;-) (lol !)
C'est le moment de liberté. Celui où chaque personne interviewée se demande :"Mais bon sang ! Que vais-je pouvoir dire ?!". Le clavier est à toi ! Nous te lisons ! (Tu sens la pression sur tes épaules là ? ;-p)
On me demande souvent « A quand le second livre ? » … Et bien pour le moment, ce n’est pas au programme … Par contre, depuis presque deux ans, je travaille sur le « Petit Précis de Polymère » : j’autoédite des fiches et des cahiers techniques que je fais imprimer (sur un beau papier !) et relier par un professionnel ; je les vends ensuite sur ma boutique en ligne. Il en sort en moyenne un par mois et je traite essentiellement des cannes. Actuellement, il a 17 cahiers et fiches disponibles. Si le coût peut paraître élevé comparé à un livre, il reste tout à fait raisonnable si on le compare aux tutoriels en pdf que l’on trouve actuellement sur le net. J’aime beaucoup ce projet car je peux continuer à écrire des « leçons en pas à pas » et les développer comme je l’entends ! Là, personne pour me dire : il faut mettre moitié moins de photos ou moitié moins d’explications car il n’y a pas la place ;-). Les personnes qui aiment mon travail restent libres d’acheter les cahiers qu’elles souhaitent et peuvent les conserver longtemps dans un classeur : l’impression est vraiment de qualité. En ce moment, la canne « fraise » et le ptit dernier « la canne pivoine » ont beaucoup de succès ! Envie de soleil sans doute ;-). J’espère pouvoir continuer ce projet, c’est celui qui me ressemble le plus actuellement, mais l’autoédition, ce n’est pas facile tous les jours ;-). Je travaille actuellement sur le prochain cahier, j’espère pouvoir le sortir en mai … mais chuuuuuuut, c’est une surprise ;-)
Vers l'infini et au delà
Une des choses qui nous attire, nous autres polymèristes, c'est ce nombre infini de possibilités que nous offre l'argile. Pour les créateurs qui aiment travailler la matière et les imitations, nous disposons des poudres, encres et peintures diverses (la liste est exhaustive). Pour les amateurs de nature, outre la palette naturelle qui nous entoure, nous avons aussi l'imagination qui joue une grande part dans l'inventivité. Pas de barrière dans la polymère ! (Tiens, c'est un bon slogan de vente ça ! ^^).
Nolwenn, dont nous admirions déjà le travail sur son blog, décline tout un éventail de cannes dans son livre. A acheter d'urgence. ;-)
D’où t’es venu l’idée d’écrire un livre et comment s’est passée sa conception ?
A vrai dire, je n’avais pas spécialement le projet d’écrire un livre. Certes c’est une idée qui me trottait dans la tête mais de loin. En regardant les beaux livres sur la polymère je me disais « ah peut-être qu’un jour je pourrais avoir mon nom sur une couverture » …bref c’était plus un rêve lointain qu’un projet véritablement concret et abouti.
Et puis l’occasion s’est présentée plus tôt que prévue, c’est un coup de chance, j’étais au bon endroit au bon moment comme on dit. Emmanuelle PROT (éditrice des livres Créapassions) est venue taper à ma porte et m’a proposé ce projet.
Je ne vous cache pas que j’ai sauté de joie, car outre le fait d’être publiée je trouve que c’est une belle reconnaissance de son travail et c’est une occasion qui ne se présente pas tous les jours alors je l’ai saisie …Très enthousiaste j’avais du mal à concevoir l’ampleur du projet : 120 pages ça ne s’écrit pas comme ça.
Il a d’abord fallu trouver les idées parce que les fleurs il y en a en polymère ne serait-ce que les magnifiques fleurs de Marcia . J’avais vraiment envie de proposer quelque chose de différent et d’innovant et surtout accessible à tout le monde : de la polymériste novice à l’initiée. Je me suis dis que j’allais réaliser des « vraies » fleurs et non pas des fleurs sorties de notre imagination.
J’ai pris une feuille de papier et j’ai noté dessus : ancolie, pâquerette, coquelicot, crocus, hibiscus, gerbera, hibiscus, perce-neige, pensée, rose du désert … un vrai challenge pour moi car pour être franche je n’avais jamais réalisé de telles canes avant (hors mis l’orchidée), mais ça ne me faisait pas peur. Avec de la méthode et de la technique j’allais prendre le taureau par les cornes et me lancer dans leurs réalisations… il faut dire que j’aime beaucoup les défis !
Jusque là tout allait bien. La bête noire de la conception de mon ouvrage était ce petit boitier noir qui reproduit des images que l’on appelle appareil photo. Et oui moi je ne suis pas photographe mais polymériste : 2 mondes totalement différents et la photo ça ne s’invente pas c’est un vrai métier. J’ai eu les conseils de mon photographe qui m’a appris à maîtriser l’engin, les distances focales, les balances des blancs, bref tout un charabia pour moi et après des semaines de prises et d’essais infructueux, les 120 pages de l’ouvrage prenaient vie durant les 7 mois de sa réalisation.
Quelles sont tes impressions au moment de sa sortie ?
Alors là c’est un autre grand moment car le livre sort officiellement en librairie le 4 mai donc pour moi le plus dur était d’attendre. Et en me baladant début mars, sur les forums qui traite de la pâte polymère je suis tombée sur un sujet parlant de mon livre, qu’une dame l’avait commandée et reçu et là je me suis dis … il y a un truc.
J’ai couru (enfin cliqué avec ma souris serait plus juste) sur le site de la maison d’édition et j’ai vu qu’il était possible de le commander. Ni une ni deux je contacte mon éditrice qui m’annonce que le livre a de l’avance et qu’il est disponible dans certains endroits spécialisés.
Du coup je n’ai pas eu le temps de me languir d’attendre sa sortie …
Mes impressions … ravie et fière bien sûr. Voir son livre enfin imprimé est une satisfaction personnelle et aussi l’aboutissement de plusieurs mois de travail .
Outre cela et ça c’est mon côté anxieux qui parle : une certaine appréhension. Est-ce que le livre va plaire ? Est-ce qu’il va donner envie de réaliser les projets ? Est-ce que les explications sont assez claires ? bref …tout un tas de questions de ce genre me sont venues à l’esprit.
Et cela me rassure de recevoir des mails de personnes qui adorent et réalisent les projets à l’intérieur. Je me dis que c’est réussi ;)
Quels sont les sujets abordés et vers lesquels vont tes préférences ?
Comme le stipule le titre du livre j’aborde uniquement les fleurs. C’est un thème que j’affectionne tout particulièrement et qui me ressemble car c’est la base des motifs de mes collections de bijoux.
J’utilise dans ce livre uniquement la technique du millefiori. Une technique que je trouve fabuleuse car elle permet de reproduire des motifs comme un peintre le ferait sur sa toile.
Je propose peu de projets de bijoux car le but était pour moi de donner les bases de la réalisation des canes et libre à chacun d’en faire ce qu’il veut.
J’ai voulu travailler des fleurs inédites inspirées de mon jardin, de mes balades en montagne, de mes voyages.
Il y a des fleurs que j’ai plus ou moins aimées travailler car certaines m’ont donné du fil à retordre.
Dans l’ensemble je suis assez fière du résultat car je trouve les fleurs réalistes et les photos réussies (300 visuels tout de même)
Pas facile de dire où vont mes préférences dans la mesure où j’adore toutes les fleurs de mon livre. Je me tournerais peut être vers les fleurs exotiques , car ce sont mes préférées. J’aime beaucoup leurs couleurs vives en particulier l’oiseau du paradis.
Donne nous envie de courir l’acquérir dans les quelques minutes qui suivent :
Oulà … il va falloir que je fasse ressortir mon côté commerciale là ;) Je ne sais pas trop quoi dire de plus pour vous convaincre d’aller acheter ce livre.
Si comme moi vous aimez les fleurs, et le travail du millefiori alors ce livre est fait pour vous. Vous pourrez dès lors vous concevoir un bouquet qui ne fanera pas ;).
En fait je crois que le plus simple serait de demander l’avis de personnes qui le possède et qui l’ont testé ;)
Sortie d'un nouveau livre !
Que ressens-tu, après des mois de travail, lorsque ton "bébé" voit enfin le jour ?
Le dernier mois d’attente a été… un ENFER ! C’est un « poil » excessif, certes, mais si je suis honnête, je dois bien reconnaître que ces dernières semaines, je n’ai (presque) pensé qu’à ça ! Le bouquin devait sortir début février et n’a montré le bout de son nez que début mars ; or, début février, j’avais déjà complètement épuisé mon capital patience ! J’ai dû être assez pénible (le mot est faible) avec mon entourage. C’est vrai que vu sous cet angle, l’analogie avec une naissance n’est, finalement, pas si c… que cela !
Depuis samedi 3 mars, jour de réception de mes exemplaires, je suis dans un état de béatitude mêlée d’excitation, un peu comme si j’avais abusé de substances illicites mais sans les inconvénients de la «redescente». Pourtant, il ne s’agit que d’un bouquin, tout de même et de loisirs créatifs, qui plus est ! Je tente bien de remettre les choses à leur place, mais j’ai un peu de mal. Qu’est-ce que ça doit être pour « Djean Doujardin » !
Quelle est la thématique de ton livre ? Quels sujets abordes-tu le plus souvent ?
Il y a un an, jour pour jour, Emmanuelle Prot des éditions Créapassions (l’éditeur de Magali Chauveau et Nathalie Turle-Durang, Canes en folie notamment) me contactait pour me proposer de rédiger un ouvrage axé sur les imitations, les effets de matière. Il n’y avait donc pas de manuscrit à la base, mais l’idée de faire un bouquin me trottait déjà dans la tête depuis quelques temps. C’est donc un coup de chance, au départ, qui m’a lancée dans l’aventure : j’étais au bon endroit, au bon moment, sur le chemin d’un éditeur qui avait probablement le projet d’élargir sa gamme d’ouvrages sur la polymère. A y regarder de plus près, il n’y avait pas de bouquins français entièrement consacrés aux effets de matière, donc je me suis dis : pourquoi pas ! Bien sûr, Cristalline, Edith Maccotta-Soffiati, Eliz’art et d’autres encore ont abordé les effets de matière dans leurs ouvrages (je me limite aux françaises), mais jamais de façon exclusive. Je pensais que, même si je me devais de rappeler quelques « classiques », il restait de l’espace pour proposer quelques recettes nouvelles. Puis, tout est allé très vite puisque entre le moment où j’ai signé mon contrat et celui où j’ai rendu le manuscrit, il s’est écoulé 7 mois.
Au terme de l’expérience, je peux dire que l’éditeur m’a laissé beaucoup de liberté (et ce n’est pas de la flagornerie) ; jamais il ne m’a guidée vers un projet plutôt qu’un autre : j’ai fait comme je l’entendais ! Bien sûr, il y avait des contraintes à prendre en compte comme, par exemple, une limitation à 120 pages et une orientation « tout public » ou, disons, un bouquin pouvant s’adresser à des débutants comme à des « initiés ». Pour le reste, la difficulté a été de trouver quelques recettes « originales » comme le bois flotté, la corne, le cèpe de vigne, le liège, l’aquarelle sur polymère, l’effet rouille notamment. Bien sûr, on ne crée rien ex-nihilo : ainsi, pour le bois flotté, j’ai repris une base qui existe déjà, évidemment ; même chose pour le liège, par exemple.
Par ailleurs, même si je ne suis pas dingue des canes fleurs, j’aime bien les canes tout de même (notamment géométriques) et donc, j’avais du mal à envisager un ouvrage sans projet de cette nature. Heureusement, le titre me laissait assez d’espace (« esprit nature et ethnique ») pour pouvoir glisser quelques projets AVEC des canes et quelques dégradés ! Ouf !
Quelle partie de ton livre préfères-tu ?
Ben, heu… je ne sais pas trop ! Je suis plutôt fière du rendu du bois flotté. En plus, la recette fonctionne bien et elle est accessible à tous. Je conseille d’essayer la technique (c’est un bien grand mot) de l’aquarelle sur polymère : simple pour un super rendu. Je sais que le contenu du bouquin paraîtra basique à certains mais c’est difficile d’inventer des trucs exceptionnels sur ce thème ! En même temps, la polymère est un matériau tellement démocratique dans son utilisation (pas besoin de faire 5 ans d’études dans une école d’art pour en sortir quelque chose de satisfaisant) qu’elle donne à celui qui l’investit un peu la possibilité d’inventer voire de défricher de nouvelles pistes... ça, c’est vraiment excitant, mais je prêche des convaincus !!!
Je suis aussi très fière des photos (360 visuels au total) parce que ça n’a pas été une mince affaire ! Ce sont surtout celles des réalisations « mises en scène » qui m’ont donné du fil à retordre (n’est pas photographe pro qui veut !). J’ai dû en prendre des milliers cet été avant d’obtenir un résultat concluant (heureusement qu’on est passé au numérique!). Et je tenais aussi à ce que chaque étape soit illustrée par une photo, bref, qu’il y ait un « vrai » pas à pas : ça tombait bien puisque c’est aussi la « politique » de la maison d’édition !
En définitive, on a un bouquin à la fois didactique (ou qui cherche à l’être, en tout cas) et qui ne néglige pas pour autant la dimension esthétique : couverture cartonnée, papier glacé, format 25x25 (ça, c’est la bonne surprise car il devait être plus petit initialement), et les photos des réalisations ont de l’espace pour « s’épanouir » !
Quelques mots pour nous donner envie d'en savoir plus, de courir dans notre magasin le plus proche et de le savourer enfin.
Ben, j’ai l’impression d’avoir dit l’essentiel, là, non ? Pour ne rien vous cacher, j’en ai tellement parlé ces derniers temps que je commence sérieusement à sécher sur la question. De plus, en relisant ce qui précède, je trouve que j’ai été bien sérieuse et limite… gonflante ! Alors, que pourrais-je bien ajouter pour achever de vous convaincre ? Je peux vous la faire façon « Nip-Tuck » : « Grâce à vos achats, mesdames, je pourrai enfin avoir le décolleté de Pamela Anderson ! Bon, bien sûr, j’éviterai les prothèses pip, promis juré ! ». Ou plus misérabiliste : « Grâce à vous, mesdames, je pourrai enfin payer mes factures, offrir des soins dentaires à mon fils et remplacer le tas de taule qui me sert de voiture ! ». Ou plus idéaliste : « Grâce à vos dons, mesdames, je pourrai partir en campagne sur les routes de France et de Navarre afin de convaincre nos concitoyens que la polymère est l’avenir de la nation ! ».
Bon, je crois que je ne sais pas très bien comment finir cette interview, alors je dirais que pour celles que le sport rebute, nul besoin de « courir dans votre magasin le plus proche » pour vous le procurer, il suffit de le commander sur le site de Créapassions ou sur Amazon ! Elle est pas belle, la vie ?!
P.S : Je voudrais faire une « dédicace » à Parole de Pâte qui m’a filé le virus (maudit sois-tu, journal !) et en particulier à Dominique (Domicréative) qui fait vivre ce journal depuis le début, je crois, et avec qui j’ai correspondu quelques fois.
Et spéciale dédicace à Magali (tranches de cane), Cristalline, Corinne (Lacofimo) et Dominique (Domitsu) pour m’avoir chaleureusement épaulée.
Edit : Comme stipulé dans un commentaire, le lien du blog d'Hélène n'apparaissait pas. Le mal est donc réparé ! ;-)
Canes en délire
Des duos célèbres, nous en connaissont tous : Kermit la grenouille & Peggy la cochonne, Omar & Fred, Alain Delon & Dalida (cliquez sur ce lien pour chanter toute la journée !^^) , Bella & Edward, M & M's, Wallis & Futuna ... Oui, oui, vous pouvez admirer mon niveau de "culturation" hautement élevé ! Mes parents sont très fiers de moi ! Ha ha ha ! ;-p
Dans la polymère, nous avons également quelques couples célèbres. Celui d'aujourd'hui a décidé d'écrire à quatre mains un nouveau livre qui, si vous ne le connaissez pas encore, vous permettra d'être aussi "cultivationné(e)" que moi. S'il fait déjà partie intégrante de votre bibliothèque, je vous invite à satisfaire votre curiosité que je sais insastiable. ;-)
Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire un second livre ?
Magali : Encore quelques idées à exploiter et l'envie de répondre à l'attente de fimoteuses débutantes.
Nathalie : Parce que les canes, j'adore ça et qu'il y a tant à tester et à montrer. Et aussi parce que le premier livre était loin d'être parfait ^^ Le second l'étant aussi, ma foi, peut-être y'aura-t'il un troisième ? ^^
Difficile d'écrire en duo ?
Magali : Non, pas du tout, on a travaillé ensemble sur les idées et le plan du livre, puis chacune a travaillé ses propres canes et ses textes et on a mis en commun chaque mois. On est très complémentaires.
Nathalie : Une chance sans hésitation !!! Magali est la locomotive, celle qui m'a poussé, tiré, entraînée dans l'aventure :) Et puis on est assez complémentaires, on a une bonne coordination et surtout on est toujours sur la même longueur d'onde.
Quelles sont les différences avec le premier opus ?
Magali : On a rajouté les quantités de pâte et aussi des montages de bijoux, comment se servir des canes et il y a plus de canes pour débutantes.
Nathalie : Déjà suite à une forte demande, nous avons essayé d'indiquer au plus juste les quantités utilisées pour chaque cane. Et dans ce volume, nous avons élargi la perspective, nous avons ajouté des idées de montage. Pour le reste, à l'identique, une envie de partage dans la bonne humeur.
Quelle est votre partie préférée dans votre dernier livre ?
Magali : Tu veux dire la partie que je préfère dans l'élaboration du livre ? C'est surtout la recherche et la création d'une nouvelle cane, la partie rédaction aussi c'est un peu comme un tutoriel il ne faut rien oublier, bien détailler sans trop s'étaler.
Nathalie : Bah toutes :) Avec une grosse préférence pour le panda, je craque pour ses yeux :)
Quelques mots qui nous donnerons envie de l'acquérir ... si ce n'est pas déjà fait ! ;-)
Magali : Si vous aimez la fantaisie, le délire et les couleurs n'hésitez pas ce livre est pour vous !!!
Nathalie : Si vous l'achetez, vous aurez droit de notre part à notre reconnaissance éternelle :D Et surtout, ne pas négligez pas l'importance de la dédicace (private joke à celles qui se reconnaîtront et qui me détestent pour la superbe dédicace que je leur ai rédigé). ^^
Mathilde Colas
Je suis atteinte d'une maladie grave : la livrophilie aiguë. Dès que je rentre dans un magasin qui en vend, je me sens obligée d'en acheter un. C'est un problème que je ne peux pas dominer. Le livres m'attirent comme un enfant devant les vitrines de noël. Une vie sans livre c'est comme la mer sans les vagues, les vagues sans l'écume, l'écume sans le sel et le sel sans le poivre* (... oui, bon, vous m'avez compris ...). Je vous propose donc de retrouver vos auteurs favoris au détour d'un petit entretien.
Aujourd'hui, nous retrouvons Mathilde Colas pour la sortie de son nouvel opus.
La sortie d'un livre est attendue comme l'arrivée d'un enfant j'imagine, non ?
Effectivement, près de neuf mois se sont écoulés entre le début de la gestation du projet et la sortie de l’ouvrage en librairie ! Avec différentes phases de questionnement et des sentiments variés.
Au cours de cette période, l’un des moments les plus intenses est celui où l’on livre à la maison d’édition les projets, les textes et les photos d’étapes. Six mois de travail logés dans une petite boîte partant par la poste. Je me sens à chaque fois un peu dénudée, dépossédée de mon « bébé », le confiant aux soins de l’éditeur afin qu’il effectue la mise en page et réalise les photos des projets finis.
Le retour de la maquette donne un premier aperçu du livre mais rien ne remplace le plaisir procuré par le premier « vrai » exemplaire que l’on tient dans ses mains. Même si, cette année, j’ai eu un léger sentiment de frustration de savoir que mon éditeur le vendait déjà sur un salon alors que je ne l’avais pas encore reçu.
Comment le projet de ce livre a-t-il vu le jour ?
Après la sortie de mon précédent ouvrage, je n’avais aucun projet en tête et me sentais « vidée ». J’avais la sensation de n’avoir rien à exposer de plus.
Mais le temps passant, l’envie d’écrire est revenue, sans doute liée à la sensation d’avoir évolué dans mon travail, et cela faisait quelques mois que j’y pensais lorsque mon éditeur a repris contact, me proposant une nouvelle collaboration. La confiance qu’il me témoigne depuis 2005 (et la sortie de mon premier livre) m’a autorisé une grande liberté dans la construction de cet ouvrage et le choix des thèmes abordés.
En quoi est-il différent des précédents ?
Bien que les souhaits de mon éditeur étaient, au départ, différents, j’ai, à nouveau, écrit un livre de bijoux, sans doute parce que cela correspond davantage à ma sensibilité.
Par contre, il me ressemble beaucoup plus que mes précédentes parutions. J’ai essayé de présenter les techniques telles que je les utilise. Les projets expliqués sont aussi plus personnels et reflètent davantage mon inspiration.
Par ailleurs, ce livre est articulé autour de deux grandes parties : techniques et réalisations. Ce découpage, lui aussi, correspond à ma démarche de travail habituelle et montre la façon dont je conçois mes ateliers.
Quel est l'esprit du livre ? Le fil directeur ? Quel genre de message as-tu voulu faire passer à travers lui ?
Un fil conducteur : « Développer la créativité de chacun »
Mon envie est de faire en sorte que chacun puisse s’essayer aux techniques présentées et les dépasser en se les appropriant et en les faisant évoluer pour les adapter à un processus de travail qui lui est propre. Prendre le temps d’expérimenter, de tester, éventuellement de se tromper pour repartir sur de nouvelles pistes.
De la même façon, les projets présentés ne doivent pas être perçus comme une fin. Ils sont déclinés dans différentes versions pour libérer la créativité du lecteur et l’amener à réaliser son propre modèle.
Quelques mots pour nous donner envie d'en savoir plus et de l'ajouter à notre collection ...
C’est toujours difficile de faire la promotion de son propre travail tout en restant totalement objectif. J’ai essayé d’écrire un livre qui me ressemble et d’y transmettre ma passion.
Pour le reste, je laisse la parole à celles et à ceux qui le possèdent déjà.
Merci pour ta gentillesse Mathilde. Allons essayer tout ça maintenant !
*Pour ceux qui reconnaissent les paroles : oui, j'ai piqué ces derniers mots aux Inconnus. ^^
rentrée littéraire ..............



et à paraître en janvier 2012
le livre d'Heurebleue
Canes et Millefiori à créer en pâte polymère
On attend vos avis et commentaires !!!
A la Une... un nouveau magazine
consacré à l’art polymère !!!

A l’origine du projet, deux passionnées hollandaises : Saskia Veltenaar (Sassy pour le pseudo) et Marjon Donker (M-art). Elles se sont rencontrées sur un forum hollandais d’argile polymère et sont devenues inséparables !

Signe particulier ? Complètement addictes à la polymère !!!!
Toutes deux actives et mères de famille, elles ont entrepris d’éditer ce magazine en anglais.
Mais comment leur est venue cette idée ? Le plus simplement du monde… parfois l’avenir professionnel semble incertain et à la question « qu’aimerais-tu exercer comme profession pour le reste de ta vie ? » ; la réponse fut pour nos deux amies patouilleuses : « Travailler l’argile et pouvoir parler de cet art »…
Naturellement, le projet du magasine est né... Rapidement, elles ont contacté quelques amies polyméristes à travers le monde et comme le projet est accueilli avec succès, elles prévoient son lancement dès 2011.
Comme elles se comportent comme des chats siamois : pensent les mêmes choses au même moment, fonctionnent de la même façon… il n’a pas été difficile de mettre en place l’organisation, la maquette... et voici le résultat avec un numéro 0 en édition limitée disponible actuellement. Vous y retrouverez des articles, des tutoriels de différentes polyméristes comme Mabcréa pour ce numéro spécial « Rouge ».

Dès février 2011, paraitra le numéro 1, le thème sera : « Le Bleu » et vous y retrouverez les participations de Loretta Lam, Sabine Backer, Ronna Sarvas Weltman, Margit Böhmer Laurie Mika….
Le magazine devrait paraitre 4 fois par an, et plus si affinités !
Longue vie à « From polymer to Art » ! et félicitations à ses créatrices…
Quant à nous… à nos dictionnaires d’anglais…. à nos MAP… !
Bon patouillage !
Minouche
Coin des enfants bibliothèque
Figurines en pâte Fimo. Fleurus, 2009. 63p
On dit sur la couverture plus de 70 modèles faciles à réaliser.
Oui il y a beaucoup de modèles, ils sont très attirants. Ils semblent faciles. Les modelage sont du genre animés très en vogue ces temps-ci.
Je vais en essayer et vous en parler plus tard.
Je déplore que l'on montre les projets et que les explications soient décrites en petit à la fin et ce en texte , presque pas de présentation par étapes .J'aurais préféré les formes à côté du personnage et par étapes pour le montage, avoir quelques gabarits et quelques mesures pour la quantité de pâte à utiliser.
Vous savez comment même pour un adulte l'image vaut mille mots alors encore plus pour les jeunes.
Je crois que ce livre servira plus aux personnes travaillant cette pâte avec les enfants que les enfants eux-mêmes. Les ados ayant déjà touchés cette matière y trouveront des personnages kawai intéressants.
Pour un adulte aimant le modelage les personnages sont colorés imaginatifs et relativement simples à faire.
On mentionne qu'ils peuvent être utilisés comme bijoux mais très peu le sont.Ils sont placés à la fin du livre .Ils sont simples et peu nombreux.
La présentation est superbe, de belles photos des oeuvres, des modelages nouveaux. Très attrayant.
La couverture est solide et cartonnée.
Je préfère encore les livres plus anciens publiées chez Evry ou même Fleurus.
CANES EN FOLIE !
CANES EN FOLIE !
De Magali Chauveau et Nathalie Turle-Durang aux éditions CréaPassions
Ce livre est né d’une histoire d’amitié entre deux femmes, et d’une passion commune pour notre chère Pâte…
Nathalie découvre la première la pâte polymère en septembre 2004. Suite à son inscription sur le groupe « CréationFimo » en janvier 2005, elle fera la connaissance d’Isabelle La Rennaise. Cette rencontre sera « le déclencheur de sa passion», m’a-t-elle confié…
Quant à Magali, elle s’initie à l’argile polymère durant l’été 2006 ; tout d’abord pour fabriquer des boutons pour ses broderies. Puis, à force de lecture d’ouvrages et à l’aide des techniques présentées sur Paroles de Pâte, Magali s’oriente vers la création de bijoux et de petits modelages pour grigris de sac.
Un jour de 2007, vient la participation pour chacune à un stage de Ronit Golan : ce sera la rencontre de nos deux patouilleuses ! Elles sympathisent et le hasard fera qu’elles seront amenées à déménager quasi en même temps dans la même région. C’est « naturellement qu’elles se rapprocheront pour patouiller », disent-elles.
Même si la création de bijoux reste un loisir pour nos deux créatrices, Magali a en tête de réaliser un livre portant sur la création de canes. Comme nous le savons toutes, il n’existe pas d’ouvrage en français sur ce thème. « Pourquoi ne pas le faire à deux ? C’est plus rigolo », se dit Magali. C’est ainsi que Magali et Nathalie débuteront cette nouvelle aventure dès février 2009. L’éditeur est tout trouvé puisque Magali a déjà publié un livre qui connait un franc succès « 40 grigris créatifs en pâte polymère »(aux éditions Créapassions). Ensemble, elles travaillent sur tous les points : les thèmes, les photos, elles se répartissent les réalisations de canes…. Et en juin, le projet est bouclé : « Canes en folie » est né ! Mais il faudra patienter jusqu’en janvier pour sa sortie… oh, que ça leur semblera long de garder leur projet secret !
« Nous voulions qu’il y ait un maximum de canes abordant des sujets très variés et beaucoup de photos des étapes comme autant de tutoriels. » affirme Magali.
« Nous souhaitions un livre facile d’accès, clair, d’où un nombre important de photos. Nous voulions aussi que le plus grand nombre de personnes puissent avoir envie de réaliser les créations et trouver de l’inspiration pour se lancer à leur tour,» déclare Nathalie.
Leurs objectifs sont-ils atteints ? Honnêtement, je le pense …
Globalement, le livre est dédié aux débutants, bien que certaines canes soient d’un niveau plus confirmé.
Il est organisé en trois parties :
- Les notions de base indispensables à l’univers de la pâte et à la création de canes,
- La création de canes animalières, florales, gourmandes mais aussi géométriques. Pour chaque projet, le niveau de difficulté, les couleurs des pâtes utilisées, sont précisés ainsi que quelques conseils et astuces. Le tout agrémenté de photos à chaque étape.
- Le carnet technique.
A la lecture des commentaires sur Fimoworld, un grand nombre de « fimoteuses » l’apprécie. Il est décrit comme un livre clair, facile à comprendre, agréable à lire et regarder et les projets sont jugés intéressants !
Pour conclure, comme ce livre est avant tout le partage d’une passion, Magali continuera à alimenter un album avec les canes que vous aurez réalisées sur son blog Tranche de canes. « Ça m’apporte beaucoup de plaisir ! », avoue-t-elle.
Quant à moi, je suis ravie de pouvoir abandonner mon dictionnaire d’anglais ! Merci Mesdames !
Annie Descroix / alias Minouche…
(Montage réalisé par Magali !)
la chronique littéraire de mimi pinson

Polymer clay color inspirations par Lindly Haunani et Maggie Maggio
Pour donner une idée du contenu de ce livre-en anglais-, je dirai que c’est une thèse sur la couleur, illustrée par de très belles photos de réalisations ou de pas-à-pas. Le propos des auteurs n’est pas de nous livrer des projets « clés en mains » mais de nous faire réfléchir sur la façon d’appréhender et d’utiliser la couleur dans nos créations.
Le livre se divise en plusieurs chapitres, du thème le plus simple-généralités sur la pâte, « Skinner Blend » pour le premier- jusqu’au plus compliqué -la place et l’agencement des couleurs-…Chaque chapitre s’ouvre sur une explication détaillée du sujet, suivie par un ou plusieurs exercices, puis un projet en pas-à-pas et enfin une présentation et interview d’un(e) artiste reconnu(e) du Monde de la Polymère avec photos de certaines de ses créations qui illustrent bien le sujet vu précédemment …
Ce livre est donc plus un livre pour apprendre que pour créer tout de suite des bijoux à la manière de « X »…Pour moi qui n’ai pas vraiment le sens de la couleur, c’est une mine, pour ne pas dire un chef d’œuvre…Mais, attention, je le répète, c’est un livre en anglais…et c’est là où le bât blesse :si on ne lit pas bien la langue de Shakespeare, on ne bénéficiera pas de tout le contenu qui est dense et assez dogmatique(mais comment faire autrement ?).Les photos des pas-à-pas, par exemple, ne sont pas assez explicites pour qu’on comprenne absolument tout…Et ce que l’on tolère pour d’autres livres en anglais, ne passe pas ici car, je le rappelle, c’est une véritable thèse que les deux auteurs nous livrent dans cet ouvrage que je trouve très réussi…
Bon, comme d’habitude, j’attends vos commentaires !
A bientôt !
Mimi-Pinson.















