Observons la Saga dans son état naturel ...
Originaire d'Islande médiévale, on retrouve sa trace jusqu'au XII et XIIIème siècle. Elle peut aussi bien vivre dans l'espace ou dans l'imagination (où on la connait sous des noms comme "Star Wars", "Twilight" ...) que dans les postes de télévision (certaines sont même apparentées avec un certain Stéphane Bern). Les sagas aiment les sensations fortes comme le meurtre, le suspense ou le sexe. Oui, leur vie est assez animée.
En France, les petits des espèces télévisées naissent surtout en été. Ils préfèrent la saison chaude, les bords de mer comme la Méditerranée où la Bretagne et aiment manger le cerveau du plus de monde possible. Les Zodiaque et autres Vent des moissons sont donc de grands prédateurs. ;-p
Mais les sagas peuvent aussi offrir réflexion et plaisir. J'ai eu la grande chance d'en croiser une, au détour d'une page web. Elevée en plein air, avec du bon grain bio et de l'herbe bien verte, la saga Cristalline est une des plus belles qu'il m'est été donnée d'observer. Je vous invite donc, si vous le souhaitez bien sûr, à découvrir la naissance d'un petit Sagatien (oui, oui, j'invente des mots et alors ?!) jusqu'à sa majorité, sur sa terre natale : la Cristalie. Le tout en 17 épisodes au fil du blog.
Achat compulsif
Il existe des livres qui sont achetés sans qu'on regarde leur contenu. Personnellement, j'ai quelques auteurs que j'acquière les yeux fermés (je vous fait grâce de la liste en question : j'en suis au stade ou je mange les livres vu ma consommation astronomique ^^). Ce sont des trésors que l'on attend avec impatience et qu'on lit avec des soupirs d'aise, dans un canapé moelleux, le téléphone coupé et sans enfant qui nous demande à manger/sortir/regarder la télé/jouer autour de nous.
Je dois avouer que le livre de Sophie Arzalier, alias Cristalline, est entré dans cette catégorie. Ne manquais plus qu'un bon feu de cheminée et c'était le pied total.
Lorsque j'ai appris qu'elle sortait un autre ouvrage, version poche, ni une ni deux, j'ai couru ventre à terre pour en savoir plus !
Nous connaissons tous ton livre "Les bijoux en pâte polymère" (honte à ceux qui ne savent pas de quoi je parle ! ;-p). Quel a été ton ressenti lors de sa sortie et celui que tu as aujourd'hui ?
Je me rends compte, via les messages postés sur mon blog ou qui me sont directement adressés par mail, que mon livre paru en 2009 est encore une découverte pour certaines. Des personnes qui se découvrent une passion naissante pour la pâte polymère, il y en a encore aujourd’hui et je suis ravie qu’elles se tournent vers mon ouvrage pour apprendre un certain nombre de bases. D’ailleurs, peut être que l’une d’entre elle se reconnaîtra en lisant ces lignes ;-).
Lors de sa sortie en mai 2009, le 20 pour être exacte ;-), j’étais totalement euphorique ! Et stressée aussi à la pensée qu’il pourrait ne pas plaire … Ca a duré un moment, et puis ça a finit par passer, heureusement pour mon entourage ;-))) !
T'attendais-tu à un tel succès ? J'imagine que tu dois être très fière !
C’est vrai qu’il marche bien dans sa catégorie et qu’il est plutôt apprécié des polyméristes débutantes ou avec un niveau intermédiaire. Son point fort est justement qu’il fait le tour des principales techniques à exploiter avec la pâte : cannes, effets de matières, mokumé gané, mica shift, transfert … et qu’il est plutôt pédagogique dans le sens ou on peut apprendre plein de petites choses sans pour autant se lancer dans la copie intégrale du projet présenté. Après, on peut très bien ne pas aimer le style des modèles que je propose mais c’est une autre histoire ;-). Il m’arrive de croiser des polyméristes qui ont fait leurs classes avec ce livre et je suis toujours très heureuse d’apprendre qu’il leur a été utile, et qu’il peut l’être encore !
Question succès, je ne m’attendais à rien … Dans la construction de ce projet, tout n’a été que surprise ! Quand j’ai écrit les premières lignes, c’était d’abord pour moi : je ne faisais de la polymère que depuis un an et je voulais y voir plus clair au milieu de toutes ces techniques étranges. Au bout d’un an d’écriture, je me suis alors dit que ça pouvait devenir un livre et je suis partie à la recherche de l’éditeur « de mes rêves » : celui qui publierait le projet tel qu’il avait été écrit ;-). J’ai fini par le trouver et « Tout sur les bijoux en pâte polymère » s’est retrouvé sur les rayonnages des boutiques alors que je fêtais mes « 3 ans de pâtouille ». A ce stade, j’étais déjà aux anges ;-)))) Après, il a aussi été traduit en Néerlandais et en anglais ! Là encore, une joie énorme !
Evidemment, je suis ravie qu’il plaise toujours, quelque soit la langue, et que les commentaires qui me reviennent soient le plus souvent si positifs.
La fierté était vraiment ce que je ressentais au début, une fierté euphorique ;-) maintenant, ce sentiment est plus diffus. C’est difficile à expliquer. En tout cas, cette aventure restera pour moi un évènement très fort !
Un autre livre à ton nom est sorti le 18 avril. Comporte-t-il tout ce que tu n'as pas pu mettre dans le premier opus ?
« Tout sur les bijoux en pâte polymère » laisse place à « Bijoux en pâte polymère » mais il n’y a pas de nouveau projet dans cet ouvrage. C’est une version poche éditée par Larousse dans la collection « les mini Larousse ». Comme son nom l’indique, est tout petitet présente une sélection des projets de son grand frère. La chose intéressante dans tout ça c’est que le prix est mini aussi et que ça peut faire un joli cadeau à offrir pour convertir des copines à la pratique de la pâte polymère ;-) : le livre + 2 pains de pâte = le prix d’un paquet de cigarettes … Si on a adoré le premier, on peut aussi se l’offrir pour le garder dans sa poche ou dans son sac à main en permanence ; on peut même dormir avec si on veut ;-) (lol !)
C'est le moment de liberté. Celui où chaque personne interviewée se demande :"Mais bon sang ! Que vais-je pouvoir dire ?!". Le clavier est à toi ! Nous te lisons ! (Tu sens la pression sur tes épaules là ? ;-p)
On me demande souvent « A quand le second livre ? » … Et bien pour le moment, ce n’est pas au programme … Par contre, depuis presque deux ans, je travaille sur le « Petit Précis de Polymère » : j’autoédite des fiches et des cahiers techniques que je fais imprimer (sur un beau papier !) et relier par un professionnel ; je les vends ensuite sur ma boutique en ligne. Il en sort en moyenne un par mois et je traite essentiellement des cannes. Actuellement, il a 17 cahiers et fiches disponibles. Si le coût peut paraître élevé comparé à un livre, il reste tout à fait raisonnable si on le compare aux tutoriels en pdf que l’on trouve actuellement sur le net. J’aime beaucoup ce projet car je peux continuer à écrire des « leçons en pas à pas » et les développer comme je l’entends ! Là, personne pour me dire : il faut mettre moitié moins de photos ou moitié moins d’explications car il n’y a pas la place ;-). Les personnes qui aiment mon travail restent libres d’acheter les cahiers qu’elles souhaitent et peuvent les conserver longtemps dans un classeur : l’impression est vraiment de qualité. En ce moment, la canne « fraise » et le ptit dernier « la canne pivoine » ont beaucoup de succès ! Envie de soleil sans doute ;-). J’espère pouvoir continuer ce projet, c’est celui qui me ressemble le plus actuellement, mais l’autoédition, ce n’est pas facile tous les jours ;-). Je travaille actuellement sur le prochain cahier, j’espère pouvoir le sortir en mai … mais chuuuuuuut, c’est une surprise ;-)
Histoire capillaire
Ce que je préfère dans la polymère, ce sont les cannes.
Chercher l'idée qui peut-être intéressante à travailler, choisir les couleurs, avoir toujours une petite tension au moment de commencer, réfléchir à la position des différents morceaux pour obtenir un bon équilibre, être toujours un peu tendue quand la canne est presque terminée, bien répartir le pourtour pour avoir plus de facilité lors de la réduction, patienter quelques heures (si besoin est) avant d'attaquer la réduction, puis l'allonger jusqu'à la taille souhaitée, couper et admirer.
Tout ça, c'est si ça se passe bien.
Dans le cas contraire, c'est moche. Pas de sang sur les murs, pas de cadavre dans la cuisine tuée à coup de chandelier mais une profonde deception et une envie de tout jeter par la fenêtre, le tout en s'arrachant les cheveux.
Il m'est arrivé une fois de passer quelques jours sur une canne bien complexe. L'idée était bien présente, je savais exactement ce que je voulais. Une fois terminée, j'ai attendu presque deux jours avant de la réduire (typique du syndrôme "si je ne la regarde pas, elle ne pourra pas me faire de mal" mdr). Et puis je me suis lancée ... et tout a fini à la poubelle, de rage, le tout en disant, les dents serrées, qu'on ne m'y reprendra plus et que je ne referai plus jamais de canne. Chose qui s'est avérée fausse puisque que j'ai replongé. Et très vite.
Grâce aux photos de Cristalline, on sait maintenant qu'avec du travail et de l'acharnement on peut atteindre le nirvana des cannes. Ce n'est donc pas un mythe. ;-)
Amis lecteurs, sachez que moi aussi je me pose la question : Cristalline a-t-elle encore des cheveux ? :-p











