Je vous ai déjà parlé de ma chère mère et de ses expressions favorites. Il en est une que j'ai souvent entendue étant enfant : "attention, ma patience a des limites !". Il faut dire que, après une journée de boulot, mon frère et moi faisions tout (involontairement) pour lui faire atteindre ces fameuses limites. La pauvre en parle encore aujourd'hui !

Quelques années plus tard, c'était à mon tour de tester ma patience. Mon fils garde encore un souvenir, pas du tout ému, de mercredis lors de ses années collège, où j'essayais vainement de lui expliquer tel ou tel théorème de math. La faute au "prof" ou à "l'élève", ces séances se terminaient immanquablement par des cris d'un côté et une colère de l'autre ! Instants mémorables dont on rit aujourd'hui. J'en profite d'ailleurs pour faire mon méa culpa, mauvaise mère que j'étais !

En revanche, cette même personne je vous jure, pouvait passer des heures à imbriquer les pièces d'un puzzle géant sans jamais s'énerver le moins du monde ! Talent totalement inutile puisque, une fois terminée, la chose était systématiquement démontée pour rejoindre sa boîte d'origine.

Aujourd'hui, mon fils est grand et j'ai abandonné les puzzles. J'ai toujours une patience fluctuante suivant les situations. Comme beaucoup d'entre vous, cette patience est sans borne quand il s'agit de patouiller, modeler, passer des heures à essayer d'obtenir le résultat escompté. Elle est nettement moindre à la caisse du supermarché, dans la salle d'attente du médecin ou dans une quelconque administration où l'on doit attendre son tour avec un petit ticket numéroté à la main !

Je ne connais pas Gadouille personnellement. Peut-être est-elle très impatiente dans la vie quotidienne mais il est certain que, pour réaliser les magnifiques motifs de son collier, elle a dû faire preuve d'une minutie qui demande une patience d'ange.

gadouille

Toutes ces fleurs appellent le printemps ; patience ! Il arrivera bientôt.