... -car ce n'est pas pour me vanter, mais il existe un jargon des polyméristes-, il y a un mot qui revient très souvent, et c'est le mot MILLEFIORI.
On fait tous et toutes du MILLEFIORI, lorsqu'on fabrique une cane et que l'on coupe des tranches de cette cane : ça, tout le monde le sait, tout le monde en parle, tout le monde l'affirme avec aplomb (et même parfois avec suffisance : si si, j'ai moi-même qui vous parle rencontré des polyméristes millefioristes suffisant(e)s... mais ceci est une parenthèse, revenons à nos moutons.)

Mais sait-on VRAIMENT d'où vient le millefiori, qui l'a inventé, à quelle source on s'est abreuvé pour l'adapter si magnifiquement à la polymère ?

hein ?

Je vous pose la question...

Question toute réthorique, évidemment, car vous connaissez toutes la réponse : Venezia !!!!

Le millefiori, et je ne vous ferai pas l'injure de vous le rappeler car vous le savez tous autant que moi,  est l'art des verriers venitiens, verriers vénitiens plus précisément réunis sur l'ile de Murano...

( Non non, le verrier qui façonne devant des hordes de touristes ébahis un magnifique cheval cabré crinière au vent à partir de sa boule incandescente et d'une vulgaire pince ne fait pas du millefiori (même si c'est un virtuose, et je lui tire mon chapeau...) ne mélangeons pas tout !... l'art des verriers de Murano ne se réduit pas au millefiori, c'est sûr, mais cette technique est quand-même une des bases de cet art à Murano.)

Mais écoutons Medusa nous en parler :

Il s’agit de longs tubes de verre qui contiennent des motifs de fleurs, ils sont coupés tranchés fondus ensembles, travaillés de différentes manières, mais à la base se sont des fleurs en tube de verre. le médaillon est donc transparent et les fleurs de devant sont également derrière.

Voyez plutôt :

murano

Eh bien notre Medusa, en digne Millefioriste tourneboulée par un séjour à Venise à la rencontre des verriers de Murano, a eu l'idée d'appliquer la technique à la lettre, et voici le résultat :

faux_murano

Mais écoutons ce que nous en dit Medusa :

Ce que je trouve sympa dans cette technique, c’est de voir dans la tranche de l’épaisseur les rayures des motifs coupés. Je me suis donc amusée à passer à la Dremel, avec un outil de pierre à polir de forme ronde et longue, sur tout le tour pour mettre en évidence le plus de rayures possibles. De plus, ils sont complètement réversibles puisque chaque médaillon est une tranche épaisse d’un aggloméré de plusieurs cannes “murrine”.

En tout cas, nous, ça nous a scotchés, et nous l'avons derechef élue coup de coeur cette semaine !